La Terre, 3e Planète de notre Système Solaire


et sa Lune















La Terre a 4,5 milliards d'années et, bien que l'époque exacte de l'apparition de la première forme de vie nous soit aujourd'hui inconnue, des fossiles datant d'environ 3,9 milliards d'années ont été retrouvés.



C'est Copernic, au XVIe siècle, qui a découvert que la Terre n'était pas le centre de l'univers, mais simplement un des astres d'un système héliocentrique, révolution astronomique aussi importante que celle de Galilée qui la découvrit ronde (alors qu'on l'imaginait comme un disque plat dont on pouvait tomber, si on s'approchait du bord en s'aventurant trop loin sur les océans.



La Terre possède un noyau ferreux de 1200 km de rayon où la température de 7200 íC dépasse celle constatée à la surface du Soleil. Ce noyau est enveloppé d'un second noyau, "externe", et de diverses couches liquides de 5100 km de profondeur contenant notamment du fer, du magnesium, du calcium et de l'oxygène... La croûte terrestre (solide bien entendu) se compose, elle, essentiellement de minéraux et elle ne fait en tout et pour tout que 40 km d'épaisseur ! Soyez rassurés, la Terre est néanmoins la planète la plus dense de notre système solaire, avec près de 35% de fer, 30% d'oxygène, 15% de silicium et 13% de magnésium.



La croûte terrestre flotte donc sur ce manteau liquide sous la forme d'une trentaine de plaques tectoniques, détachées de la croûte par la pression du magma qui cherche continuellement à remonter à la surface. La dérive des continent est le mouvement de ces plaques qui tantôt s'écartent, permettant au magma de se refroidir pour former la croûte entre elles, tantôt se chevauchent, la partie inférieure fondant au contact du magma, et tantôt enfin se frottent l'une à l'autre en formant des failles dont l'activité sismique est très importante (San Andreas).



La Terre est la seule planète de notre système solaire à bénéficier d'eau à l'état liquide (on trouve ailleurs des pôles glaciers), dont elle se recouvre à 71%. On sait de nos jours qu'il y a également des particules d'eau dans l'atmosphère terrestre, ainsi que de carbone et d'argon, mais n'allez pas croire que l'oxygène y est majoritaire, puisqu'il n'y est présent qu'à 21%, alors que l'atmosphère contient 77% d'azote.



Le champ magnétique de la Terre attire les retombées des explosions phénoménales se produisant à la surface du Soleil, que nous apercevons une fois mêlées à notre atmosphère sous forme d'aurores boréales. Mais la Terre possède aussi une lune que ce même champ magnétique empêche de se libérer de son orbite...








La Lune




































Luna pour les Romains, Séléné ou Artemis pour les Grecs, notre lune a depuis toujours été associée à la féminité, par extension à sa connexion avec l'eau.



Le magnétisme de la Lune est bien sûr à l'origine des marées terrestres, puisque sur le côté de la Terre qui fait face à la Lune l'eau est comme "aimantée" vers elle (marée haute), alors que sur le côté opposé de notre planète, situé lui aussi dans l'axe d'attraction Terre-Lune, un mouvement identique mais de moindre ampleur se produit (marée basse). Comme la Terre tourne plus vite sur elle-même que sa lune n'en fait le tour, nous avons donc deux marées par jour : une face à la Lune, l'autre quand nous sommes à son exact opposé.



La Lune s'éloigne de la Terre à raison de 3,5 cm par an, ce qui est dérisoire si on considère l'échelle planétaire. Elle montre toujours la même face à la Terre, ayant été si fortement attiré par le magnétisme terrestre au moment de sa formation que sa rotation s'est stabilisée. (C'est pourquoi on parle de "face cachée" de la Lune, par opposition à celle que l'on voit systématiquement depuis la Terre.) Aujourd'hui, c'est la Terre qui est en train de synchroniser sa rotation avec la révolution terrestre de la Lune, puisqu'elle ralentit sa rotation de 1,5 millisecondes par siècle. (Pas le Pérou, mais quand même, une bonne quinzaine d'heures en moins dans une journée depuis que la Terre existe...)



La croûte lunaire fait 68 km d'épaisseur en moyenne. Elle est plus mince en direction de la Terre, vers laquelle d'ailleurs le noyau de la Lune est décalé de 2 km, au lieu d'être au centre du satellite. Le relief de notre lune se compose de plaines lisses et jeunes et de gigantesques cratères appelés "mers", dont la surface a été recouverte de lave après impact, et qui de manière inexpliquéee se concentrent face à la Terre. Sur la face de la Lune que nous ne voyons pas se trouve uniquement le plus impressionnant cratère d'impact du système solaire : 2250 km de diamètre et 12 km de profondeur !



Ce sont les multiples impacts de météores sur la surface de la Lune qui sont la source de la fine poussière de débris qui la recouvre, la régolite. De plus, l'absence d'atmosphère et de champ magnétique lunaire la laisse exposée directement à l'hydrogène du vent solaire dont des particules se mélange avec la régolite. Lors d'étude d'échantillons, les scientifiques ont par ailleurs découvert des spécimens de roches datant de l'époque de la formation de la Terre, détachés de celle-ci lors de la genèse de son satellite. La Lune fournit donc de précieux renseignements sur la jeunesse de notre système solaire...







La Planète Mars



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Luna P, ramène-moi à la maison !