Mercure, 1e Planète de notre Système Solaire















Mercure a été identifiée par des astronomes aux alentours du 3e millénaire avant notre ère. Deux milles ans plus tard, les Grecs la surnommait Apollon lorsqu'elle se levait le matin (selon la légende, le dieu tirait derrière son char le Soleil pour le lever dans le ciel) et Hermes quand elle se couchait le soir. Mais ces deux appellations différentes s'adressaient déjà pour eux au même astre.



L'orbite de Mercure autour du Soleil n'est pas régulière, variant presque du simple au double de distance par rapport à celui-ci. Lorsque Mercure est plus proche, l'attraction solaire accélère sa rotation qui se ralentit à nouveau au fur et à mesure que l'astre s'en éloigne. C'est pourquoi Mercure est la seule planète que nous connaissions qui mette deux de ses années à tourner intégralement sur elle-même ; sa rotation s'effectue en deux révolutions.



Si on regarde les clichés que nous en avons, la première chose qui nous frappe est la ressemblance de Mercure avec notre Lune : pas d'atmosphère, de nombreux cratères, dépourvue de plaque tectonique... Cependant, la planète est constituée d'un très dense noyau ferreux (dont une petite partie pourrait être liquide), recouvert d'une crote de 500 km aux propriétés similaires à la crote terrestre. Si ce n'est, donc, une surface mercurienne où de multiples cratères côtoient de grandes plaines lisses. Paysage criblé de météorites qui ont laissé des marques d'impacts sur une surface lissée par une ancienne activité volcanique.



D'ailleurs, de nombreux escarpements sont visibles à la surface de Mercure, atteignant parfois plusieurs centaines de kilomètres de long sur 3 de haut. La cause en est en outre une contraction du globe mercurien de pratiquement 2 kilomètres.



Le plus remarquable élément du relief de Mercure, c'est un bassin appelé Caloris, qui mesure 1350 km de diamètreet a été formé par l'impact d'un météore de plus de 100 km de diamètre. Les répercussions sismiques furent telles qu'elles créèrent à l'antipode une zone dont les remoux restent encore aujourd'hui visibles.



Au pôle nord de Mercure, de la glace a étonnamment été repérée par radar dans les zones d'ombre des cratères ! Une découverte récente pour laquelle aucune explication définitive n'existe à ce jour.



Sa proximité du Soleil rend Mercure très difficile à distinguer à l'oeil nu... Sauf en cas d'éclipse solaire totale, bien sr ! ^_^







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Luna P, ramène-moi à la maison !